Historique des murs végétalisés

Le  mur végétalisé a toujours été utilisé dans la construction et les jardins. Les techniques sont connues :

  • Utilisation de lianes disposant de « crampons » capables de se fixer sur un mur: lierres, vignes vierges … Ce mode cultural bien connu est capable de couvrir des surfaces considérables. Le démarrage est lent (plusieurs années) et capricieux. Ensuite, il s’agit plutôt de limiter le développement des sujets dont les racines se sont installées. La palette végétale est limitée et les dégradations sur les ouvrages sont possibles : humidité, détérioration des toitures, zinguerie, ….

 

  • Culture de « lianes sans crampons » et d’arbustes. La palette est beaucoup plus grande. Il est nécessaire de palisser les végétaux sur des treillages, ou des câbles. La taille comme le palissage sont réguliers, délicats;

 

  • Murs « contre-plantés » par des arbustes, souvent taillés, destinés à masquer la maçonnerie. Cette technique, très utilisée par Le Nôtre, dans les jardins français reste très utilisée aujourd’hui. Dans les jardins historiques, les buis, les ifs et surtout les charmes étaient très utilisés.  Aujourd’hui, les cyprès, les bambous,….  moins exigeants en taille et en entretien, sont privilégiés.  Les arbres fruitiers, notamment, ont été élevés et taillés en espalier pour couvrir la surface du mur souvent exposé au sud. Ces techniques on développé art de la taille très particulier et très français, ainsi que la protection climatique et le forçage des végétaux. (

 

  • De nombreuses tentatives de rocailles jardinées ont été tentées souvent liés à des fontaines. Cet «art» des rocailleurs utilise le plus souvent de mousses et de fougères. ( trouver illustration de rocailles)

 

  • Les murs de soutènement comportent nécessairement des gargouilles destinées à l’évacuation des eaux du talus contenu. Elles constituent des micro-jardins étonnants. Une végétation spécifique s’y développe : capanula muralis, ficus pumila, …………………….. 

  • Pour bénéficier du micro-climat crée par le mur, une technique agricole traditionnelle dans la région parisienne et le nord de la France consistait à planter le sujet derrière le mur, avant de le faire traverser à une certaine hauteur puis de le palisser. Cette technique aujourd’hui disparue, était utilisée notamment à Thomery( illustration N°2)

 

  • Traditionnellement dans les pays du sud de la méditerranée ainsi que dans les serres et jardins d’hiver, l’habitude consiste à accrocher des poteries aux murs d’un patio ou d’une orangerie. L’arrosage n’est pas toujours simple,pélargonium en Espagne, orchidées et fougères dans les serres par exemple…. ( patio avec géranium au mur). Le mur jardiné n’est donc pas nouveau. Il  fait l’objet d’une recherche permanente depuis des siècles. Notre innovation s’inspire très largement de l’existant  en analysant les avantages et les problèmes : qualités esthétiques, temps de mise en place, difficultés d’entretien et d’irrigation, palette végétale disponible et saisonnalité, dégradation des structures, avantages ou inconvénients tels que humidité, isolation thermique… etc. Depuis quelques années, des réalisations intéressantes apparaissent. Il s’agit toujours d’éléments décoratifs  plaqués sur un mur porteur extérieur ou intérieur. Une structure maintient un substrat fin irrigué qui permet à certains végétaux de se développer. La palette végétale est réduite. Trois grandes techniques sont aujourd’hui utilisées :

  • Les murs « Blanc » du nom de son créateur . Contre un mur porteur, un textile est suspendu verticalement sur lequel un film d’eau et d’intrants ruissellera en permanence. La végétation qui se développe dans un environnement comparable est accrochée au support. L’eau en excès est récupérée au pied du mur. Le résultat est convaincant mais le dispositif a ses limitées : grande consommation d’eau, palette végétale très limitée, entretien délicat et permanent, étanchéité du mur, coût…

 

  • Les habillages de  murs en cages grillagées remplies de sphaignes. Ces contenants sont accrochés au mur préalablement étanchés. Un réseau de goutte à goutte traverse les plaques dans lesquelles des végétaux sont « piqués ». L’entretien et  notamment l’irrigation doivent être très suivis. Quelques jours de sécheresse suffisent pour perdre toutes les plantations. Le risque de feu est à prendre en compte en cas de sècheresse. Les végétaux ne  se développent que horizontalement,  ce qui ne correspond pas et cela ne correspondant pas  à leur croissance naturelle, et les condamnent à terme.

 

  • Des plaques constituées de contenants en plastique de très petites dimensions permettent de cultiver, avec une technique hors-sol (substrat neutre + nutri-irrigation) des petits sujets. Ce dispositif très proche des pots de pélargonium accrochés aux murs des patios en Espagne, a le mérite de permettre l’utilisation de nombreuses espèces qui restent très sensibles à un accident momentané du dispositif d’irrigation.

 

Ces trois types de dispositifs ont des inconvénients communs :

  • Ils ne constituent pas des ouvrages porteurs ,car ils sont des plaquages décoratifs sur des murs porteurs existants.

  • Ils ne permettent d’utiliser qu’un très petit nombre d’espèces et notamment peu d’espèces à fleurs.

  • Ils sont très fragiles : en cas d’arrêt du système d’irrigation, les végétaux subissent un stress hydrique, puisque les substrats ne constituent pas une réserve «naturelle» comme le sol naturel.

  • Ils ne sont pas conçus pour être durables : L’espérance de 10 à 20 ans est floue.

  • Ils utilisent d’importante quantité d’eau. Dans un jardin, 50% de l’eau est perdue par l’évaporation du sol.

  • L’entretien est délicat.

  • Les possibilités d’isolation thermiques ne sont pas utilisées (sauf pour le rayonnement solaire estival).

  • Les possibilités d’isolation phoniques sont négligeables.

  • Ils ont onéreux puisque l’ensemble de l’ouvrage comprend : le mur porteur+ son étanchéité + le plaquage décoratif sur une façade + le plaquage décoratif éventuel sur l’autre façade.

  • En cas de disparition provisoire ou définitive des végétaux pour une raison quelconque, les façades deviennent des surfaces monstrueuses et inacceptables. Ce point est très important.

  • Ces dispositifs ne permettent pas d’apporter un «plus» en termes de composition paysagère : le végétal doit impérativement couvrir la totalité de la surface traitée. A l’inverse, le mur.jardin permet des compositions infinies entre la couleur du mur et celles des végétaux.  

  • Ces techniques sont d’une installation délicate et nécessitent des spécialistes formés.  

  

L’idée du mur.jardin s’est développée en tentant de répondre systématiquement à toutes ces réserves. Elle souhaite aller plus loin en offrant un matériau de construction et de composition nouveau pour les concepteurs et les techniciens.   

            Contact : contact@lemurjardin.com

 

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